vendredi 21 août 2009

Communiqué de l'intersyndicale NR du 20 août

Tours, le 20 août

Communiqué de l'intersyndicale NR du 20 août

Réunie ce jour à la demande de la direction, l'intersyndicale NR a pris connaissance des propositions du directoire concernant des départs volontaires pour éventuellement diminuer le nombre des départs contraints.
Les conditions d'application ne peuvent toutefois être envisagées qu'après la dernière réunion de consultation du comité d'entreprise le 2 septembre, qui débattra sur le fond de la réalité économique de la fermeture de l'édition du Cher et des 125 licenciements envisagés.



jeudi 20 août 2009

Les élus niortais nous soutiennent

Les élus niortais soutiennent les salariés de La Nouvelle République

Et un autre soutien venu de l'Indre...

élus communistes 36

Nouveaux messages de soutien d'élus...

Nous venons de recevoir les témoignages de soutien de deux élus de la Vienne, d'un élu des Deux-Sèvres et d'une élue du Cher :

- Jean-Claude Cubaud, conseiller général de la Vienne et maire de L'Isle-Jourdain nous a écrit, le 14 août : "Madame, Monsieur, comme suite à votre lettre du 29 juillet 2009, j'ai l'honneur de vous apporter mon soutien total pour que nous puissions garder dans la Vienne la pluralité de la presse."
- Henri Papin, conseiller général du canton de Bressuire (79), nous a écrit le 15 août : "En cette période difficile pour la NR, je tiens, ainsi qu'à toute votre équipe, à vous apporter tout mon soutien pour la défense de vos emplois et pour le maintien du pluralisme de la presse locale, élément essentiel de notre démocratie locale."
- Jean-Claude Boutet, maire de Saint-Georges-les-Baillargeaux (86), nous a écrit le 18 août : "Madame, Monsieur, j'ai bien reçu votre correspondance relative au plan de sauvegarde de l'emploi prévu par la direction de la Nouvelle République du Centre-Ouest en date du 29 juillet 2009. Je vous précise que la commune est abonnée à la presse locale (Nouvelle République et Centre Presse) et, par la présente, je vous exprime mon soutien dans le contexte actuel."
- Irène Felix, vice-présidente du conseil général du Cher chargée des solidarités, nous a écrit le 18 août : "Mesdames, Messieurs, j'ai pris connaissance avec intérêt de votre lettre ouverte aux élus du 22 juillet 2009 et je vous exprime ma vive préoccupation. Je suis particulièrement attachée à la pluralité de la presse, qui représente la contribution indispensable à la démocratie locale en particulier dans le contexte de la décentralisation. J'ai toujours apprécié la qualité éditoriale, l'humanisme, la gentillesse et le respect des personnes, des journalistes et personnels de la Nouvelle République. Je suis désolée que les impératifs, voire les diktats du monde financier aient conduit à écarter les salariés de la gestion du groupe. Ne pouvant me joindre à la manifestation que vous organisez le 1er septembre, j'apporte mon soutien aux salariés en difficulté en formant les voeux de pérennité du groupe Nouvelle République."

mardi 18 août 2009

Vu sur le site de France Soir...

Médias
La Nouvelle République du centre-ouest
tente de passer l’été

L’intersyndicale de La Nouvelle République du centre-ouest (NRCO) a appelé à une grève du personnel le 1er septembre prochain. La direction n’exclut pas une cessation de paiement à la fin du mois d’août.
Les réunions ne suffisent plus à La Nouvelle République de centre-ouest, et le quotidien national, comme le rapportait hier La Correspondance de la presse, peine à sortir du gouffre financier. L’intersyndicale du journal a donc appelé l’ensemble des salariés à la grève et à la manifestation le 1er septembre, veille de la prochaine réunion du comité d’entreprise.
Cette décision survient à la suite de l’annonce faite par la direction, en juillet dernier, d’un plan social prévoyant la suppression de 181 postes sur les 1300 que compte le personnel du groupe de presse. La réunion organisée entre dirigeants et syndicats n’aura pas convaincu ces derniers, déterminés à rejeter ce projet de licenciement. Mais le temps est peut-être compté pour l’un des derniers organes de presse indépendant de la presse quotidienne régionale française. D’autant que la direction n’a pas exclu une cessation de paiement fin août.
Plus d’édition du Cher
Sans anticiper ce cas de figure critique, il apparaît probable d’une part que le groupe risque de perdre 125 de ses collaborateurs, d’autre part que l’équipe de la Vienne pourrait être amputée de 45 postes, et enfin que l’édition du Cher et sa cinquantaine de salariés devraient être purement et simplement supprimées fin septembre. Sixième quotidien national avec une diffusion moyenne de 208.000 exemplaires, la NRCO paie ainsi au prix fort la dégringolade de ses recettes commerciales.
Les budgets des annonceurs se resserrent et le chiffre d’affaires publicitaire du groupe, qui représente plus de la moitié de ses revenus, a reculé de 14 % depuis le début de l’année. La recherche de partenaires par le groupe ne semble pas, pour l’heure, avoir été couronnée du moindre succès.
Jean Bouclier
(Edition France Soir du mardi 18 août 2009 page 5)

lundi 17 août 2009

Appel à la grève le 1er septembre à Tours

GREVE ET MANIFESTATION LE MARDI 1er SEPTEMBRE

Une deuxième réunion de comité d’entreprise extraordinaire, jeudi 13 août, sans avancées probantes de la part de la direction ; une réunion avec l’intersyndicale, vendredi 14 août, où la même direction répond négativement aux deux questions posées ("Y a-t-il une alternative à la fermeture de l’édition du Cher ?" et "Y a-t-il des alternatives aux 125 licenciements ?") démontrent à l’évidence qu’à La Nouvelle République le dialogue social n’est plus à l’ordre du jour.
Dans ces conditions, seul le rapport de force entre une direction intransigeante et des salariés solidaires peut faire évoluer le plan social. L’appel à la grève pour le mardi 1er septembre est bien évidemment maintenu. Un geste fort à la veille de la dernière réunion extraordinaire programmée du comité d’entreprise.
Ce même jour, une manifestation est également programmée à Tours, à 14 h 30, depuis le carrefour de Verdun, afin de médiatiser un combat qui n’est jamais évoqué dans les colonnes du journal. Les élus de notre zone de diffusion et les lecteurs de la NR sont invités à se joindre aux salariés.

  • Pour mémoire : 181 licenciements sont prévus dans l’ensemble du groupe, dont 125 à La Nouvelle République. A la suite de ce plan social, la direction compte également renégocier l’ensemble des accords d’entreprise (salaires, RTT...)

Lu sur humanite.fr, lundi 17 août


Edition du quotidien L'Humanité
du jeudi 13 août 2009

Après l'écoeurement, la mobilisation
Presse. L’intersyndicale de la Nouvelle République appelle à une grève, le 1er septembre, contre le plan social.

La direction de la Nouvelle République du Centre-Ouest (NRCO) est restée sourde, lors d’une rencontre, vendredi, aux demandes de l’intersyndicale représentant les salariés du groupe en lutte contre un plan de 181 suppressions de postes, annoncé en juillet. L’intersyndicale a appelé, vendredi, à une grève et à une manifestation de tous les salariés, le 1er septembre, pour protester contre ce plan social. Aux deux questions posées : « Y a-t-il une alternative à la fermeture de l’édition du Cher ? », « Y a-t-il des alternatives aux 125 licenciements ? », les réponses ont été deux fois négatives, rapporte l’intersyndicale. Le plan social, annoncé le 16 juillet par la direction de la NRCO, prévoit la suppression de 181 postes sur les quelque 1 300 salariés que compte actuellement le groupe. En particulier, 125 emplois doivent être supprimés à la Nouvelle République (208 000 exemplaires) et 47 au quotidien de la Vienne Centre Presse, filiale de la NRCO. Interrogée par l’AFP, la direction de la NRCO a rappelé, vendredi, que le quotidien, l’un des derniers titres indépendants de la PQR, avait été durement frappé par la chute des recettes commerciales, liée à la crise économique, et qu’il perdait 7 millions d’euros par an, dont 2 millions pour l’édition du Cher, qui doit être supprimée dans le cadre du plan social.
Les mesures arrêtées par la direction constituent « un déchirement, mais il est devenu urgent d’assainir la situation du journal pour éviter le naufrage du groupe », a déclaré Olivier Saint-Cricq, président du directoire. Il a confirmé par ailleurs que le projet d’un rapprochement avec le groupe Centre France (la Montagne) était « toujours d’actualité pour créer un groupe Grand Centre ».
« Mais la Montagne n’est pas un mécène, elle n’a ni la vocation ni les moyens de financer une entreprise structurellement déficitaire », a-t-il souligné, en réaffirmant par ailleurs que le groupe de Clermont-Ferrand ne prendrait de toute façon pas plus qu’une « participation limitée » dans la NRCO. « Croire que la Montagne pourrait racheter la Nouvelle République est un fantasme », a-t-il ajouté.
Jeudi dernier, une résolution du CE, votée à l’unanimité, avait dénoncé « une parodie de dialogue, qui cache mal une volonté d’en finir au plus vite ». Le CE notait que « le nombre de licenciements reste à ce jour inchangé, malgré de rares propositions encore à étudier. Alors que le volet économique n’a pas été abordé, ses conséquences sociales et humaines paraissent inacceptables. Point essentiel du plan social, la direction refuse catégoriquement de discuter le choix du cabinet de conseil chargé de mettre en oeuvre les mesures d’accompagnement pour les salariés licenciés. Une décision inadmissible et incompréhensible ». Il va falloir convaincre désormais l’ensemble des salariés pour assurer une mobilisation puissante d’ici au 1er septembre. Une mobilisation qui sera scrutée par l’ensemble de la presse quotidienne régionale.


Claude Baudry

Une initiative exemplaire...

Pour ceux qui n'auraient pas lu les différents messages de soutien de Samuel Vaisson (qui figurent en commentaires du post du 13 août), voici les derniers messages de cet habitant de Saint-Amand-Montrond qui mobilise un maximum de lecteurs du Cher et d'ailleurs...

13 août 2009 22:07
samuel.vaisson a dit…
Bonjour , je m'appelle samuel vaisson , je suis aide soignant au centre hospitalier de st amand montrond et j'ai pris l'initiative de venir en soutien aux salariés de la nouvelle république , j'ai réalisé une pétition le lundi 3 aout et le même jour un groupe de soutien sur facebook , les 2 cumulés , à mon petit niveau , nous en sommes à 810 personnes mobilisées avec leur signatures en 10 jours , j'adresse ce matin même un courrier recommandé à olivier st cricq président du directoir de la nouvelle république et une copie à bourges et st amand .Il est inadmissible de faire disparaitre l'édition du CHER et qui plus est encore plus terrible de mettre des salariés sur le carreau !!! une situation économique difficile ne tombe pas comme un couperet sans que l'on ne s'en rende compte , cette gestion ressemble plutôt à un absès qui a grossi et qui a fini par éclater .A vous Monsieur olivier st cricq de soigner la plaie sans provoquer d'infection interne .l'état annonce la fin de la récession .... les banques ont obtenu beaucoup d'argent pour aider les entreprises en difficultés à s'en sortir , vous n'avez pas de relations ? il me semble que si ... il ya un soutien populaire indéniable et indiscutable pour les salariés de la nouvelle république , ne sousestimez pas ca ! j'ai passé des heures durant 10 jours à parler avec les gens et je sais ce que 95% en pensent , je vous serez gré d'étudier sérieusement les conséquences sociales de vos actes et de vos décisions !la vraie solidarité vient du coeur et ne convoite aucun profit ni intérêt .je continuerai pour les salariés de la NR jusqu'au bout et vous enverrais mes pétitions régulièrement !je demande aux salariés de ne pas baisser les bras car à st amand on va faire l'effort , vierzon et bourges doivent le faire , tours encore plus .....bonne journée à toutes et tous Samuel Vaisson st amand montrond
http://samuelvaisson.skyblog.com/
le groupe sur facebook : soutien aux salariés de la nouvelle république édition du cher

14 août 2009 08:17
samuel.vaisson a dit…
petit rajout ; je viens juste d'envoyer le courrier recommandé à olivier st cricq mais avec 904 personnes mobilisées en 12 jours .va t il être sensibilisé ? est ce utopique ?

14 août 2009 22:51
samuel.vaisson a dit…
1230 personnes mobilisées au 16 aout !!! les caissières d'intermarché de st amand ont oeuvré et récupéré 308 signatures en 2 jours ( 14 et 15 aout ) le groupe de soutien sur facebook grossit !!! on pense à vous sincèrement ! le 1er septembre , je serais la mais j'aimerai bien voir monsieur st cricq !!! répondra t il à mes courriers ?

Vu sur le fil AFP, vendredi 14 août 2009...

Plan social à la Nouvelle République: appel à la grève pour le 1er septembre (AFP) – TOURS — L'intersyndicale de la Nouvelle République du Centre Ouest aappelé vendredi à une grève et une manifestation de tous les salariés le1er septembre pour protester contre un plan social prévoyant 181suppressions d'emploi dans le groupe de presse. L'intersyndicale a pris cette décision à l'issue d'une réunion avec ladirection, qui a refusé de modifier son projet comme le réclamaient lessyndicats, précise un communiqué. Le plan social annoncé le 16 juillet par la direction de la NRCO prévoitla suppression de 181 postes sur les quelque 1.300 salariés que compteactuellement le groupe. En particulier, 125 emplois doivent êtresupprimés à la Nouvelle République et 47 au quotidien de la VienneCentre Presse, filiale de la NRCO. Le CE de la NRCO a réaffirmé jeudi, à l'issue d'une réunion consacrée àl'acompagnement social du plan, son rejet d'une décision "inacceptable".Interrogée par l'AFP, la direction de la NRCO a rappelé vendredi que lequotidien, l'un des derniers titres indépendants de la PQR, avait étédurement frappé par la chute des recettes commerciales liée à la criseéconomique et qu'il perdait 7 millions d'euros par an, dont 2 millionspour l'édition du Cher qui doit être supprimée dans le cadre du plansocial. Les mesures arrêtées par la direction constituent "un déchirement, maisil est devenu urgent d'assainir la situation du journal pour éviter lenaufrage du groupe", a déclaré M. Olivier Saint-Cricq, président dudirectoire. Il a confirmé par ailleurs que le projet d'un rapprochement avec legroupe Centre-France (La Montagne) était "toujours d'actualité pourcréer un groupe Grand Centre". "Mais la Montagne n'est pas un mécène, elle n'a ni la vocation ni lesmoyens de financer une entreprise structurellement déficitaire", a-t-ilsouligné en réaffirmant par ailleurs que le groupe de Clermont-Ferrandne prendrait de toute façon pas plus qu'une "participation limitée" dansla NRCO. "Croire que la Montagne pourrait racheter la NouvelleRépublique est un fantasme", a-t-il ajouté. La Nouvelle République, sixième quotidien national avec 208.000exemplaires diffusés sur six départements, a déjà été absente deskiosques deux jours en juillet à la suite d'une grève provoquée parl'annonce du plan social.

Lu dans L'Humanité...

Edition du quotidien L'Humanité
du jeudi 13 août 2009

Situation tendue à la Nouvelle République
Presse. La direction du quotidien accepte enfin de négocier.

Les salariés de la Nouvelle République ne désarment pas. Hier, la direction a enfin accepté de «se rendre à la table des négociations» avec les syndicats, demain à 14 h 30. Elle avait annoncé au beau milieu de l'été 181 suppressions d'emplois dans le groupe dont 125 suppressions de postes à la Nouvelle République (37 employés, 19 ouvriers, 6 agents de maîtrise, 8 cadres, 55 journalistes). L'édition du Cher serait supprimée, celle de la Vienne mutualisée avec Centre Presse. « Et ceux qui resteront doivent s'attendre à une renégociation à la baisse de tous les accords existants », commente le SNJ-CGT. Aujourd'hui, se tient un comité d'entreprise qui sera suivi d'une assemblée générale. Hier, l'intersyndicale a décidé de suspendre son appel à la grève. La Nouvelle République (650 salariés au total) est encore aujourd'hui le sixième quotidien régional français (208 000 exemplaires) même si, comme beaucoup de titres, la NR, comme on dit à Tours, connaît une érosion de sa diffusion et a enregistré une perte brute de 448 000 euros en 2008. La NR est vendue dans l'Indre, l'Indre-et-Loire, la Vienne, le Cher et les Deux-Sèvres. Le groupe a entamé des discussions en vue d'un rapprochement avec Centre France la Montagne.

Une manifestation est d'ores et déjà prévue le 1er septembre à Tours à la veille d'un nouveau CE. « Ce n'est que par la mobilisation de chacun qu'une autre orientation pourra être donnée, indique la CGT. Certes, nous n'éviterons peut-être pas une restructuration et/ou un plan social, mais ni la mutualisation dans la Vienne, ni la fermeture de l'édition du Cher, ni le nombre de 181 licenciements dans le groupe, dont 125 à la NR, ne sont inscrits dans le marbre », ajoute le syndicat qui appelle à ne « pas baisser les bras ». « L'avenir de la NR vaut bien qu'ensemble nous défendions les emplois menacés et que nous exigions de la direction que soit établi un véritable projet de l'entreprise, du groupe et de tous les salariés », avertissait la FILPAC CGT, le 30 juillet.
Claude Baudry


Rencontre intersyndicale-directoire du 14 août

Tours, le 14 août 2009

LA DIRECTION RÉPOND PAR LA NÉGATIVE
AUX DEUX QUESTIONS POSÉES PAR L'INTERSYNDICALE

L'Intersyndicale a rencontré ce jour la direction. Aux deux questions posées: " Y a-t-il une alternative à la fermeture de l'édition du Cher ? ", " Y a-t-il des alternatives aux 125 licenciements ?", les réponses ont été deux fois négatives. Par conséquent, l'intersyndicale confirme l'appel à la grève et à la manifestation le 1er septembre.

jeudi 13 août 2009

Résolution votée par le comité d'entreprise à l'unanimité lors du CE du 13

RESOLUTION VOTEE A L'UNANIMITE
PAR LE COMITE D'ENTREPRISE LE 13 AOUT

" Notant l'absence de réponses immédiates et précises à la majorité des questions formulées, notamment par son expert, le CE de la NR dénonce une prétendue volonté de négocier de la direction : beaucoup de refus, de rares acceptations et de trop nombreuses incertitudes.
Cette parodie de dialogue, qui cache mal une volonté d'en finir au plus vite, ne laisse présager aucune amélioration sérieuse des mesures envisagées, à l'issue de l'avant-dernière réunion légale. Le nombre de licenciements reste à ce jour inchangé, malgré de rares propositions encore à étudier. Alors que le volet économique n'a pas encore été abordé, ses conséquences sociales et humaines paraissent toujours inacceptables.
Point essentiel du PSE, la direction refuse catégoriquement de discuter le choix du cabinet conseil chargé de mettre en oeuvre les mesures d'accompagnement pour les salariés licenciés. Une décision inadmissible et incompréhensible. "

mercredi 12 août 2009

Intersyndicale NR : suspension de la grève

INTERSYNDICALE NR : SUSPENSION DE LA GREVE
ET NEGOCATION AVEC LA DIRECTION

L’intersyndicale prend acte de la volonté de la direction de se « rendre à la table des négociations ». Elle se rendra donc à la réunion du vendredi 14 août à 14 h 30 et par conséquent suspend son appel à la grève et à une assemblée générale demain, jeudi 13 août.

L’intersyndicale annonce déjà qu’elle veut négocier sur les points suivants :

- Alternative à la fermeture de l’édition du Cher ;

- Alternatives aux suppressions de postes prévues dans le PSE.

L’intersyndicale, dans un souci de clarté, tiendra tout le personnel informé de l’avancée des négociations.

Réponse du directoire 11-08-09

réponse directoire 11-08-09

mardi 11 août 2009

INTERSYNDICALE NR : NON AUX LICENCIEMENTS !

Tours, le 7 août 2009

La direction doit négocier

En acceptant les changements de statuts proposés par le directoire et le conseil de surveillance, les actionnaires de La Nouvelle République réunis en assemblée générale en juin ont clairement montré leur intention de tout mettre en oeuvre pour redresser les comptes de la société, notamment en autorisant l'arrivée d'un partenaire financier majoritaire. Mais ils ont voté tout aussi majoritairement la résolution du comité d'entreprise qui demandait que cela se fasse dans le respect des accords existants, en sauvegardant le pluralisme de l'information et en maintenant les emplois. La direction de la NR trahit aujourd’hui ses engagements en prévoyant la dénonciation des accords d'entreprise, donc l'ouverture de négociations ayant pour seul but de réduire les avantages sociaux, tout en refusant d’ouvrir le dialogue sur les conditions du PSE.
Aujourd'hui, la direction ne cache plus son intention de mener le redressement du journal et du groupe Nouvelle République sans négociations avec les représentants du personnel, comme si les événements et la crise lui avaient soudain donné la légitimité qu'elle recherche vainement depuis des années pour appliquer la politique la plus antisociale qui soit. Et elle annonce sans crier gare, au beau milieu de l'été, un PSE (plan de sauvegarde-suppression des emplois) que le comité d'entreprise est prié d'étudier au pas de charge : 125 suppressions de postes (37 employés, 19 ouvriers, 6 agents de maîtrise, 8 cadres, 55 journalistes). L'édition du Cher (12.000 exemplaires/jour, ce qui est loin d’être dérisoire) passerait à la trappe, celle de la Vienne serait mutualisée avec Centre-Presse. Mais ce n’est pas tout. Les maigres effectifs maintenus doivent s’attendre (c’est écrit noir sur blanc dans le projet) à une renégociation à la baisse de tous les accords existants. Et s’ils refusent cette dégradation volontaire de leurs conditions de travail, un nouveau plan social est d’ores et déjà envisagé pour les mettre au pas. Ne soyons pas dupes. La direction veut le beurre et l’argent du beurre. En licenciant les jeunes avec de faibles indemnités légales, elle attend benoîtement les effets d’une pyramide des âges qui verra s’en aller rapidement les plus âgés, tout en ne se privant pas de laisser partir à grands frais certains anciens bien en cour. Pour le coup, le fameux effet de ciseau va fonctionner à plein, et elle aura deux départs au lieu d’un seul ! Ceux qui resteront peuvent se faire d’ores et déjà une idée de ce qui les attend.

L’argent est le nerf de la grève

C’est pourquoi il est hors de question pour nous qu'une telle diminution des effectifs puisse se faire sans négociation. Sans que les arguments présentés par les experts du comité d'entreprise soient entendus, analysés, discutés. Sans que les critères des licenciements soient négociés avec les représentants du personnel, en prenant en compte prioritairement les situations individuelles des personnes concernées par les suppressions de postes, en accordant également la plus grande importance aux salariés protégés, élus ou nommés par les organisations syndicales, seuls véritables interlocuteurs de la direction et indispensables au dialogue social dans l'entreprise et à la défense des intérêts de tous et de chacun. C’est pourquoi nous n'accepterons pas qu'un guichet soit ouvert au seul bénéfice de quelques privilégiés.
L’intersyndicale demande donc à la direction de recevoir ses représentants avant le 17 août. Sans réponse favorable le 11 août à minuit, elle appellera à une grève reconductible du 13 août à 6 h jusqu’au 14 août à 6 h. Une assemblée générale se tiendra le jeudi 13 août à 13 h, sachant que le même jour le comité d’entreprise se réunira en séance plénière pour examiner le PSE dans le cadre de la procédure légale.
L’assemblée générale décidera ultérieurement de la suite de l’action, notamment en mettant en place une caisse de solidarité dans la perspective d’un mouvement plus long.

L'intersyndicale des salariés
du groupe Nouvelle République

lundi 10 août 2009

Courrier de Christian Michaud, conseiller général de la Vienne

réponse MAire et CG Naintré

Vu sur le webzine "agitateur.org"...

La Nouvelle République licencie et quitte le Cher


Mail de soutien de Rémy Pointereau, sénateur du Cher

Inquiétudes sur l'avenir de la NR

Bonsoir,

Le sénateur Pointereau a bien pris connaissance de votre mail. Evidemment attaché à la diffusion d'une information éclairée et précise donc locale et plurielle, il tenait à vous assurer de son soutien.

Bien cordialement à vous.
--
Géraldine de Kerguenec
Bureau du sénateur Rémy Pointereau

Vu sur le blog du NPA 86

blog revendicatif des salariés du groupe Nouvelle République - [NPA 86]

Pour information
http://www.npa86.org/spip.php?article1032
Par ailleurs, excellente manif à Châtellerault aujourd'hui à l'appel des New fabris. Les prises de paroles des entreprises de tout le pays rappelaient des choses qui se passent exactement comme ça ... dans le groupe NR

Salutations solidaires du NPA86 !

Soutien de Maryse Desbourdes (conseillère municipale de Poitiers)

SOUTIEN AUX SALARIES de La Nouvelle République et Centre Presse

L'annonce faite des licenciements dans vos deux journaux est inadmissible, sans en connaitre tous les éléments, il parait évident que la période de crise que nous connaissons n'épargne aucun salarié.
Je tiens à vous affirmer mon soutien sans réserve pour les actions que vous déciderez pour défendre vos emplois.
Dans la Vienne, la mutualisation qui risque de conduire à la disparition d'un journal serait une atteinte contre le pluralisme de l'information qui est due aux habitants du département.
En tant qu'élue, je connais votre professionnalisme et proximité nécessaires à une information pluraliste.
Il faut un débat public sur l'information, car elle concerne aussi les lecteurs, il pourrait déboucher sur des propositions pour sauver la presse locale.

enfin ne manquez pas de me tenir informé de vos actions

cordialement

Maryse DESBOURDES élue Pour une Alternative à Gauche à POITIERS
(mail envoyé le 21 juillet 2009)

samedi 1 août 2009

Lu sur Agoravox.



Chut ! on licencie en silence

Le journal La Nouvelle République du Centre-Ouest, dont le siège est à Tours, est le 6e quotidien régional français. En plein coeur de l’été il vient d’annoncer un plan social dramatique pour les salariés. Tout cela en essayant de faire le moins de bruit possible.

La Nouvelle République du Centre-Ouest n’a cessé, tout au long de son existence, de vanter les valeurs sociales et d’humanisme qui étaient les siens. Il vous aurait presque fait perler une larme au coin de l’oeil.

Seulement depuis quelques années, les temps sont durs (comme pour la presse écrite en général). Mais la crise profonde que traverse la profession ne suffit pas à expliquer la déconfiture de la NR (petit nom utilisé par ses lecteurs). Des choix stratégiques, rédactionnels et de personnes hasardeux n’ont fait qu’empirer la situation. Un simple exemple : le journal a été l’un des derniers à sortir une édition du dimanche, au pire moment, alors que la communauté rédactionnelle réclamait ce produit depuis une dizaine d’années. Un coûteux cabinet a décidé que la cible idéale pour ce journal du 7e jour était plutôt le bobo, qui voulait beaucoup de magazine et pas de faits divers. Manque de bol, dans les campagnes du Centre de la France, on préfère savoir au jour le jour ce qui se passe dans son coin, plutôt que d’apprendre à aménager son loft parisien. Résultat l’édition du dimanche a été un échec. Deux ans plus tard la direction a enfin changé son fusil d’épaule, et cette édition reprend des couleurs.

Mais n’est-il pas trop tard ?

Au plein coeur de l’été, comme toute entreprise libérale qui se respecte, la NR annonce un plan de 181 suppressions de postes (dont 125 licenciements dans le seul journal, parmi lesquels 55 journalistes sur 210). Cerise sur le gâteau, on supprime l’édition du Cher et dans le département de la Vienne on mutualise avec l’autre journal (Centre-Presse) qui appartient au groupe. Deux journaux avec les mêmes pages, le pluralisme de la presse va sûrement y gagner.

Mais ce n’est pas tout. La compréhensible fronde des salariés (enfin, ceux qui n’étaient pas en vacances en juillet) s’est traduite par deux jours de grève et plusieurs manifestations publiques à Tours et dans la Vienne. Mais de cela, La Nouvelle République ne s’est pas fait l’écho. Elle qui couvre du mieux possible tous les conflits sociaux du moment (New Fabris dans la Vienne par exemple) reste silencieuse sur elle-même. Là encore, la pudeur n’y est pour rien. Elle aimerait bien seulement pouvoir licencier en silence. Un silence assourdissant... qui commence à faire beaucoup de bruit. Car en plus du plan social, l’entreprise souhaite renégocier tous les accords collectifs (salaires, RTT, primes...). Tant qu’on y est, le quotidien voudrait bien mettre en avant un slogan que certains ne renieraient pas : travailler plus (car il y aura moins de monde) pour gagner moins !

Décidément, le silence va finir par faire boum !

A consulter : http://salariesnr.blogspot.com/

vendredi 31 juillet 2009

Lu sur Libération.fr

Tous unis autour des New Fabris

Social.Hier, des délégations de salariés d’entreprises en difficulté se sont joints à ceux de Châtellerault.

CHÂTELLERAULT, envoyé spécial LUC PEILLON

Des salariés de New Fabris manifestent à Châtellerault, le 30 juillet

Des salariés de New Fabris manifestent à Châtellerault, le 30 juillet (© AFP Alain Jocard)

Ils sont tous là. Nono le robot, Coluche, Jean-Michel, Patrice et Patrick, Maryse, le champion de boules classé en départemental, les délégués syndicaux… Les deux équipes de jour et celle de nuit. Ils sont là, heureux, réunis dans cette cour, sous un soleil de plomb, ravis de recevoir les délégations d’entreprises qui ont bien voulu répondre à leur invitation.

Der des ders. Devant l’usine New Fabris, à Châtellerault, dans la Vienne, les salariés licenciés du sous-traitant automobile se préparent pour leur dernière manif. La der des ders, hier après-midi, avant le vote aujourd’hui sur l’indemnité - pour l’instant 11 000 euros - arrachée aux donneurs d’ordre Renault et PSA, après un mois et demi d’occupation et de menace au butane.

Une ultime réunion, ce matin en sous-préfecture, devrait permettre de gonfler un peu la somme, mais tous savent que leur lutte s’achève aujourd’hui. Pour cette dernière mobilisation, c’est donc un peu la fête. On fait de nouveau visiter l’usine, on casse la croûte devant le transformateur, on chambre les politiques locaux qui «attendent le dernier jour pour venir». Et surtout, on remercie les autres salariés d’entreprises en difficulté - une vingtaine de délégations - venus d’un peu partout en France soutenir les New Fabris.

Il y a les filles d’Aubade qui se font dragouiller par les Continental, les Molex venus en blouse de travail, les Ford de Bordeaux, les Magneti Marelli débarqués en voisins, les salariés de plusieurs sites de Renault, les Valeo, Sonas, Freescale, TDF. Il y a les hospitaliers du CHU du coin, des postiers et même les journalistes du canard local, la Nouvelle République, qui arborent, tout en travaillant, un autocollant contre leur plan social.

Mais la star de la cour, c’est Xavier Mathieu, le délégué médiatique des «Conti», qui monte sur le transformateur pour brandir une bonbonne de gaz. Les télés sont ravies, même si la bouteille ne faisait que traîner dans un coin.

Aucune star nationale, en revanche, n’a fait le déplacement. Seule Edith Cresson, régionale de l’étape, est venue soutenir les Fabris. «C’est désolant de voir gâcher un tel outil de travail, même si je sais que Renault et Peugeot ont aussi des difficultés», explique l’ancienne Première ministre, avant de s’en prendre à «la domination de la finance» et aux «20 milliards de bonus de Goldman Sachs».

Bientôt, le gros millier de manifestants s’élance hors de l’usine et traverse la zone industrielle. Deudeuche décapotable CGT en tête, d’où dépassent quelques New Fabris, le cortège avance rapidement vers la mairie. «C’est énorme, ça fait trop chaud au cœur, glisse Patrick, 54 ans, le corps courbé par trente-six ans de machine. Mais ce qui me touche le plus, c’est cette femme de chez Renault, venue toute seule ce matin de Paris en voiture. Chapeau !»

A ses côtés, Didier Labrousse, délégué CGT de TDF, dont le dernier plan social prévoit la suppression de 550 emplois, est venu parce qu’il croit «à la convergence des luttes» :«Les bagarres isolées, ça ne sert à rien. Quand on l’a vécu, on sait ce que c’est. Il y a une cohérence, une idéologie, dans la fermeture de toutes ces entreprises, à nous aussi d’être cohérents entre nous dans nos combats.»

Symbole. Même constat pour Xavier Mathieu : «Après ce qu’on a vécu à Clairoix, on a forcément envie d’être solidaires. Il paraît aussi que je suis un symbole, mais un symbole, ça n’existe que si l’on se bat pour les autres. Voilà pourquoi je suis ici.» Tous dénoncent aussi la passivité des directions des confédérations qui, hormis FO, brillent par leur absence. «Les états-majors syndicaux frayent avec le gouvernement, nous n’avons plus rien à attendre d’eux», ajoute un «Conti».

En fin d’après-midi, devant la mairie et face à la foule, Guy Eyermann, leader CGT des New Fabris, conclut la manif sur le même ton : «Les directions syndicales nationales ne se sont pas déplacées ? L’odeur des machines qui brûlent doit leur être insupportable.» Et d’ajouter : «Aujourd’hui, chacun se bat dans son coin, demain, c’est tous ensemble qu’il faut lutter, et c’est tous ensemble que nous vaincrons.» Avant d’annoncer la création, à la rentrée, d’un collectif de salariés d’entreprises en difficulté.

Le dénouement des New Fabris, lui, devrait avoir lieu ce matin, par un vote à bulletin secret. La plupart des salariés croisés dans la manif avouent qu’ils voteront «oui» à la prime. En cas de non, la destruction de l’usine reste au programme…

jeudi 30 juillet 2009

Lu...en partie sur LettreA.fr (si quelqu'un a un compte...)


Les Saint-Cricq sur la sellette
Le dossier de la Nouvelle république risque de polluer dès la rentrée les négociations entre la Filpac CGT et le SPQR . Jacques Saint-Cricq, 74 ans, président du conseil de surveillance (...) 199 mots / 4€ .










mardi 28 juillet 2009

Sur le site de Filpac CGT

jeudi 23 juillet 2009

Licenciements au groupe Nouvelle République.Rien ne presse !

Au cœur de l’été, sans la moindre négociation, sans la moindre concertation, sans même le respect d’obligations légales (comme la GPEC), la direction du groupe NR décrète unilatéralement 181 suppressions de postes (quelle précision…), l’arrêt et la mutualisation de titres, une renégociation - ou une dénonciation ? - des accords sur les salaires et le temps de travail.

Et en plus le directoire est très, très pressé, la vie de la Nouvelle République en dépendrait ! Il faudrait appliquer son plan de licenciements, le doigt sur la couture du pantalon avant fin août.

Alors pourquoi le directoire dit que tout va bien ?

Nos journaux se portent bien : comme le directoire le dit le 16 juillet, « sur le marché de la PQR, nous constatons que la NR retrouve depuis quelques mois une position dans le peloton de tête des titres de PQR… Dans le même temps, notre audience sur Internet a progressé de 40% ». On ne saurait mieux dire.

Centre France, le canal historique

Alors pourquoi cette dramatisation digne du théâtre de boulevard ? Parce qu’il manque de l’argent au groupe ? Mais enfin, Messieurs du directoire, avez-vous la mémoire courte ? Pas nous : la Société anonyme à participation ouvrière a été sommée de se dissoudre en juin pour ne pas gêner l’arrivée des capitaux du groupe Centre France. Ces capitaux ne sont pas arrivés. Pourtant Centre France, s’il n’apparaît plus, est omniprésent : n’est-ce pas ce groupe qui, après avoir eu la peau de la SAPO sans contrepartie, détermine le plan envisagé de destruction des emplois dans le groupe ?

Le projet d’arrêt de l’édition du Cher n’est prévu qu’en fonction des intérêts du titre concurrent, le Berry républicain, propriété – Ô surprise – de Centre France.

Qui dirige le groupe Nouvelle République et dans quel but ?

Le nombre de destructions de postes annoncé correspond-il à des doublons repérés par les états majors des deux groupes, Centre France et la NR ?

Il semble bien que l’opérateur cagoulé, Centre France, use du directoire du groupe NR comme outil à faire le ménage avant la fusion-absorption. Avant d’autre ménages !

Car enfin : ce plan, s’il devait être mis en place, n’annoncerait que le suivant, celui que Centre France et le groupe NR imposeraient une fois la fusion opérée.

Comment faire confiance à des gestionnaires qui empruntent à la Caisse des Dépôts à 12% ? C’est de l’usure ! Comment faire confiance à une direction qui prétend ne pas trouver d’investisseurs mais qui traite tout dans l’ombre avec la direction de Centre France ?

Défendons ensemble nos journaux

La NRCO, Centre Presse, ces deux titres ne sont en danger que par une gestion intentionnellement désastreuse pour justifier les licenciements qui, dans l’esprit patronal, doivent précéder la fusion. Nous défendons, quant à nous, nos titres. Nous avons participé et continuerons à participer au redressement des journaux, papier et Internet. Nous ne laisserons pas ces titres, nos titres, mis en danger par des opérations de concentration.

Que Centre France investisse dans le respect des journaux du groupe NR, des savoir-faire, des qualifications de tous les salariés. La modernisation du groupe NR doit être traitée non dans l’urgence mais dans un cadre négocié :
- Celui des entreprises du groupe
- Celui de la branche PQR et de la branche PQD
- Celui des pouvoirs publics (la Direction du développement des médias, service du Premier ministre)
- Celui du groupe Centre France

Nous allons solliciter tous ces échelons afin que l’esprit de négociation remplace l’esprit d’agression contre l’emploi. Nous appelons tous les salariés de la presse quotidienne à ne pas laisser ce mauvais coup se perpétrer au cœur d’un été qui se voudrait, côté patronal, meurtrier.

Pour que l’été ne soit pas meurtrier

La cause de la presse d’information ne saurait être sacrifiée au nom de licencieurs pressés de finir la fusion absorption. Des titres de presse, ça se respecte, des salariés de la presse ça se respecte.

Rien n’est joué. La direction doit être ramenée à la table de négociation et être guérie de son obsession des licenciements. Ensemble, défendons la presse quotidienne du précédent que constituerait le plan de licenciements dans le groupe Nouvelle République.

lundi 27 juillet 2009

Action du lundi 27 juillet à Châtellerault



" Lundi midi, les salariés du bureau de Châtellerault de la NR ont tenu àmarquer leur mécontentement face au plan social de la direction. Ils ont mis en place, au-dessus de l'enseigne La Nouvelle République, une banderole pour dire " Non, non, non... aux licenciements ". Quelques salariés d'entreprises touchées par des plans sociaux dans le Châtelleraudais (dont quelques-uns de New Fabris) sont venus les rejoindre pour les soutenir.
Une distribution de tracts pour les passants et les automobilistes a
marqué cette manifestation. Des autocollants pour dire " La Nouvelle
République, non aux licenciements " ont également été distribués.
Sur le trottoir " une verre de la solidarité " a été offert aux personnes venues soutenir les salariés de la NR. A cette occasion, France 3 Poitou-Charentes s'est déplacé pour tourner un reportage.
En espérant que cette action symbolique donne quelques idées (qui ne
coûtent rien en salaire) aux autres bureaux de la NR, de CP et du groupe
dans son entier. "








Appel à la manifestation du 1er septembre



CASSE SOCIALE

A LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE


Durant de nombreuses années, votre quotidien a voulu donner l’image d’une entreprise mettant en avant des valeurs sociales et humaines particulières. Aujourd’hui, les dirigeants de votre journal montrent leur vrai visage, avec l’annonce d’un plan social aux conséquences dramatiques pour les salariés du groupe et pour la pluralité de l’information :


181 SUPPRESSIONS DE POSTES

dont 125 licenciements à La Nouvelle République

et 27 à Centre-Presse Vienne

Fermeture de l’édition du Cher

Renégociation de tous les accords collectifs

Les dirigeants du groupe Nouvelle République, dont aucun ne serait touché par ce plan social, mettent uniquement en avant les difficultés de la presse et la crise mondiale, sans vouloir reconnaître les nombreuses erreurs de gestion et de stratégie qui ont prévalu ces dernières années.

Les salariés se sentent trahis

et demandent à tous les lecteurs

de La Nouvelle République

et de Centre-Presse Vienne

de les soutenir dans leur lutte

en manifestant

mardi 1er septembre à 14h30

carrefour de Verdun à Tours

http//salariesnr.blogspot.com

Lettre ouverte aux élus

Lettre-aux-elus

vendredi 24 juillet 2009

Message du directoire

Message Du Directoire

Lu dans : Les inrocks.com



La Nouvelle République : un journal en crise

La presse française est malade. Dernier symptôme de cette crise aiguë : la lente déconfiture du quotidien régional La Nouvelle République. Menacés de licenciements, les journalistes se sont mis en grève pendant deux jours, empêchant ainsi la parution du journal.
Le 24 juillet 2009 - par Raphaël Malkin

On savait la presse mal en point, voilà une affaire qui ne fait que renforcer cette idée : la direction du quotidien régional La Nouvelle République, basé à Tours, vient d’annoncer la mise en œuvre prochaine d’un plan de suppression de postes visant 181 de ses salariés. La rédaction du quotidien a réagi au quart de tour et lancé la fronde : le 21 juillet, ce sont près de 280 salariés sur les 650 que compte au total le journal qui ont voté la grève. Résultat : pas de Nouvelle République ni dans les kiosques, ni dans les boîtes aux lettres pendant deux jours. Si l’édition du 24 juillet est finalement sortie comme le souhaitaient les journalistes, à la rédaction le malaise reste profond.

Depuis plusieurs années, les ventes de La Nouvelle République n’ont cessé de baisser. Les chiffres sont à ce titre accablants : la vente au numéro du journal vient de passer sous la barre des 30 000 exemplaires et le tirage quotidien est passé de 228 000 à 208 000 exemplaires. En cinq ans, le journal aura donc perdu près de 10% de son lectorat. Des résultats qui mettent à mal le mythe du journal régional ancré dans un terroir où les lecteurs sont fidèles depuis des générations.

La Nouvelle République, sixième quotidien national, serait donc la nouvelle victime d’une crise qui ronge la presse depuis quelques années déjà. «Un petit quotidien isolé ne peut survivre financièrement à notre époque explique Patrick Eveno, spécialiste de l’économie de la presse et des médias à la Sorbonne. La Nouvelle République est justement un quotidien isolé ne bénéficiant d’aucune rentrée d’argent apportée par de nouveaux investisseurs”.

En réalité, le système régissant le fonctionnement du quotidien ne semble n’avoir jamais favorisé de tels mouvements. “Ce journal était basé jusqu’à récemment sur un système semi-coopératif où les salariés étaient les principaux actionnaires. Ce système avait été créé pour empêcher une intrusion trop importante dans le capital du journal et donc d’empêcher une éventuelle prise de contrôle étrangère indique Patrick Eveno. Or aujourd’hui, le problème, c’est que ce système ne fonctionne plus”.

A sa création, La Nouvelle République a pris le statut de société anonyme à participation ouvrière (SAPO) : en clair, tous les salariés sont actionnaires et tout actionnaire ne peut disposer de plus de 20 % des droits de vote au Conseil d’administration. De quoi refroidir d’éventuels investisseurs. Une hypothèse que réfute malgré tout Hugues Le Guellec, délégué CGT à La Nouvelle République : « Tout ceci reste à la marge. Les gens disent que nous étions sous-capitalisés en gardant le statut de SAPO mais la vraie raison du déclin du journal est à chercher ailleurs ».

Pour les journalistes, la mauvaise santé du titre s’expliquerait plutôt par « la gestion hasardeuse » du directoire. « Tout est allé de travers : les choix stratégiques de la direction ne sont pas les bons depuis plusieurs années. Rien n’a été fait pour développer le rédactionnel » explique Hugues Le Guellec. Depuis vingt ans, six plans sociaux ont émaillé la vie du journal et si l’on en croit le délégué syndical « aucun véritable investissement n’a suivi pour soutenir le travail des journalistes ».

Autre exemple de cette « gestion hasardeuse » : le lancement mal calculé de l’édition dominicale du quotidien en 2006. « Nous demandions son lancement depuis près de dix ans, comme de nombreux quotidiens régionaux raconte Hugues Le Guellec. Cette édition est arrivée trop tard, la direction a trop tergiversé, et privilégié l’aspect marketing au détriment des demandes de la rédaction. Résultat, tout est bancal et cette édition mine le travail des journalistes ».

Accusée, pointée du doigt, la direction du journal, placée sous le contrôle de la famille Saint-Cricq, héritière du fondateur Jean Meunier, est donc appelée à démissionner « immédiatement » par les syndicats. « Ce journal a été accaparé au fil des années par une famille qui en ont fait un héritage familial. En décidant de licencier une partie d’entre nous, ils fuient leur responsabilité et essayent de sauver leur tête. Pas facile, il est vrai, de lâcher une situation confortable à quinze mille euros par mois » peste Hugues Le Guellec.

Aujourd’hui, si le licenciement d’une partie du personnel n'est pas encore acté, le futur du journal prend, lui, des contours plus précis. “Désormais, dans le petit monde de la presse régionale, c’est la concentration qui prime explique Patrick Eveno, les grands groupes de presse absorbent au fur et à mesure les petits titres. Et la Nouvelle République n’échappera pas à cette tendance : elle passera très vite sous le giron du groupe La Montagne”.

A la faveur d‘une restructuration de ses différents bureaux locaux, la Nouvelle République devrait donc passer très bientôt sous le contrôle de son voisin auvergnat, un des poids lourds de la presse quotidienne régionale comme le sont également La Voix du Nord ou Ouest-France. “Malgré la crise de la presse, ces quotidiens ont les moyens d’absorber d’autres titres car ils ont su projeter leur gestion sur le long terme” ajoute Patrick Eveno.

En attendant de régler cette passation de pouvoir, la direction de La Nouvelle République devra donc gérer la grève "reconductible". Même si le journal est réapparu ce matin dans les kiosques, les délégués syndicaux ont annoncé que le mouvement de grève pourrait reprendre après le second comité d’entreprise, le 13 août prochain.

Sur TV Tours: la manif du 21 juillet.


http://www.tv-tours.fr/emissions.php?e=journal"


Puis cliquer sur "21/07/2009 - L'info du jour : Le journal de 18h45" pour voir le journal du jour.


jeudi 23 juillet 2009

Bulletin d’information du SNJ CGT.


23 JUILLET 2009


Syndicat national des journalistes CGT (La Nouvelle République)

FACE AU PLAN DE LA DIRECTION


Continuons la lutte.
Les salariés ont envoyé un signe fort à la direction en observant deux jours de grève. Le directoire est resté insensible. Retour sur la situation :


Une mobilisation réussie.
Deux cent quarante salariés, dont une écrasante majorité de grévistes et de nombreux vacanciers, réunis en assemblée générale mardi au siège de la NR ; cent soixante-dix mercredi, la réponse massive du personnel à l’appel à la grève lancé par l’intersyndicale est la plus belle démonstration de son opposition au plan de destruction des emplois annoncé par la direction. Ce mouvement s’est traduit par deux non parutions consécutives, grâce à la participation de toutes les catégories, solidaires les unes des autres dans la lutte. Toutes sont menacées par les 181 suppressions d’emplois à l’échelle du groupe.


Une médiatisation sans précédent.
Fait rare à La Nouvelle République, le personnel a porté sur la place publique au travers d’une manifestation avenue de Grammont et de distribution de tracts, toutes les conséquences dramatiques que pourrait générer la mise en œuvre de ce plan social. Les Tourangeaux se sont montrés à l’occasion particulièrement réceptifs et compréhensifs. Les médias nationaux comme régionaux ont largement relayé ce mouvement. Nul n’ignore aujourd’hui à l’extérieur la crise que traverse la NR, ni l’ampleur du plan de licenciements envisagé par la direction. Nul n’ignore que seuls les salariés paieront au prix fort les erreurs de gestion du groupe.


Une motion de défiance au directoire. Au cours de la première assemblée générale mardi, les salariés ont voté à la quasi-unanimité
une motion de défiance au directoire et ont exigé sa démission. Les salariés ne se reconnaissent plus depuis longtemps dans la gestion de l’entreprise tant sur le plan social qu’économique. Ils ont clairement manifesté à travers cette réaction déterminée le dégoût et la colère qu’ont générés le plan social et son annonce en plein cœur de l’été.


Le mutisme du directoire.
Au cours de la poursuite de la réunion extraordinaire du CE mercredi matin, les trois membres du directoire et le directeur des relations sociales ont, une nouvelle fois, manifesté leur mépris des représentants du personnel, en refusant de réagir à la motion devant cette instance. Ils se sont bornés à poursuivre l’examen du plan en ne laissant que très peu d’espoir sur la possibilité de négocier les conditions de sa mise en œuvre.


Une tentative d’infiltrer le mouvement.L’après-midi-même, des dizaines de cadres de la NR et de NRcom ont fait leur apparition en pleine assemblée générale dans le but de briser la grève en cours. Nul doute qu’ils étaient missionnés par le directoire, vraisemblablement ulcéré à la perspective d’une deuxième non-parution et de l’inscription du mouvement du personnel dans la durée. Cette intervention, outre qu’elle était scandaleuse, s’est révélée contre-productive car elle a galvanisé la colère des personnels grévistes.


Un conseil de surveillance favorable au plan du directoire.
Lors de sa réunion du lundi 20 juillet, le conseil de surveillance a adopté deux résolutions, l’une prenant acte du plan présenté par le directoire, l’autre acceptant le principe de la cessation de l’édition du Cher. Seule voix dissonante, celle de la représentante de la catégorie employés-ouvriers, fraîchement élue. Le SNJ-CGT déplore que les deux journalistes appelés à voter dans cette assemblée, l’un au titre des salariés actionnaires, l’autre au nom de la catégorie cadres et assimilés, aient soutenu sans réserve ces mesures dévastatrices.


La suite de l’action.L’intersyndicale a décidé de suspendre le mouvement de grève mercredi soir jusqu’au prochain comité d’entreprise qui aura lieu le jeudi 13 août. Il ne s’agit pas de relâcher la pression dans cet intervalle. Un blog a été ouvert pour relayer et médiatiser la lutte en cours à La Nouvelle République : http://salariesnr.blogspot.com
Des lettres seront envoyées aux élus de notre zone de diffusion pour les alerter de la situation. Elles seront à disposition de tous les salariés sur le blog pour être diffusés à tous les élus de la zone, avec qui ils sont invités à se mettre en contact. Un tract sera également mis en ligne pour être distribué lors de manifestations locales par les salariés. Outre l’action qui sera conduite le 13 août, un appel à la grève et à manifester à Tours est d’ores et déjà lancé pour le lundi 1er septembre. Des actions symboliques sont également envisagées : un sit-in avec l’ensemble des salariés, dont les postes seront supprimés, à Bourges et la mise en place d’une rédaction commune fictive mais prémonitoire dans le centre-ville de Poitiers. Enfin, des badges « Groupe La Nouvelle République, Non aux licenciements » seront proposés aux salariés (contre une participation d’un euro) afin d’afficher clairement leur adhésion aux actions menées. Toutes les propositions sont les bienvenues. Plus que jamais, restons soudés pour nous opposer massivement à ce plan destructeur qui risque de plonger 181 foyers dans des situations dramatiques.
Questions et suggestions sont les bienvenues sur notre adresse : dscgt.journalistes@nrco.fr


Une action parallèle des petits actionnaires.Lors des assemblées générales du personnel, le président de l’association des petits actionnaires de la NR, Gérard Mathieu, a présenté, de sa propre initiative, une solution alternative au plan du directoire. Elle consiste à créer un comité de négociations et invite les adhérents de l’association à céder leurs actions à un éventuel repreneur, qui pourrait être Centre-France. En contrepartie de sa prise de pouvoir, celui-ci s’engagerait à rétablir l’équilibre financier du groupe sans casse sociale. Cette action parallèle des petits actionnaires ne se substitue en rien à la lutte syndicale, menée au nom des salariés.