vendredi 31 juillet 2009

Lu sur Libération.fr

Tous unis autour des New Fabris

Social.Hier, des délégations de salariés d’entreprises en difficulté se sont joints à ceux de Châtellerault.

CHÂTELLERAULT, envoyé spécial LUC PEILLON

Des salariés de New Fabris manifestent à Châtellerault, le 30 juillet

Des salariés de New Fabris manifestent à Châtellerault, le 30 juillet (© AFP Alain Jocard)

Ils sont tous là. Nono le robot, Coluche, Jean-Michel, Patrice et Patrick, Maryse, le champion de boules classé en départemental, les délégués syndicaux… Les deux équipes de jour et celle de nuit. Ils sont là, heureux, réunis dans cette cour, sous un soleil de plomb, ravis de recevoir les délégations d’entreprises qui ont bien voulu répondre à leur invitation.

Der des ders. Devant l’usine New Fabris, à Châtellerault, dans la Vienne, les salariés licenciés du sous-traitant automobile se préparent pour leur dernière manif. La der des ders, hier après-midi, avant le vote aujourd’hui sur l’indemnité - pour l’instant 11 000 euros - arrachée aux donneurs d’ordre Renault et PSA, après un mois et demi d’occupation et de menace au butane.

Une ultime réunion, ce matin en sous-préfecture, devrait permettre de gonfler un peu la somme, mais tous savent que leur lutte s’achève aujourd’hui. Pour cette dernière mobilisation, c’est donc un peu la fête. On fait de nouveau visiter l’usine, on casse la croûte devant le transformateur, on chambre les politiques locaux qui «attendent le dernier jour pour venir». Et surtout, on remercie les autres salariés d’entreprises en difficulté - une vingtaine de délégations - venus d’un peu partout en France soutenir les New Fabris.

Il y a les filles d’Aubade qui se font dragouiller par les Continental, les Molex venus en blouse de travail, les Ford de Bordeaux, les Magneti Marelli débarqués en voisins, les salariés de plusieurs sites de Renault, les Valeo, Sonas, Freescale, TDF. Il y a les hospitaliers du CHU du coin, des postiers et même les journalistes du canard local, la Nouvelle République, qui arborent, tout en travaillant, un autocollant contre leur plan social.

Mais la star de la cour, c’est Xavier Mathieu, le délégué médiatique des «Conti», qui monte sur le transformateur pour brandir une bonbonne de gaz. Les télés sont ravies, même si la bouteille ne faisait que traîner dans un coin.

Aucune star nationale, en revanche, n’a fait le déplacement. Seule Edith Cresson, régionale de l’étape, est venue soutenir les Fabris. «C’est désolant de voir gâcher un tel outil de travail, même si je sais que Renault et Peugeot ont aussi des difficultés», explique l’ancienne Première ministre, avant de s’en prendre à «la domination de la finance» et aux «20 milliards de bonus de Goldman Sachs».

Bientôt, le gros millier de manifestants s’élance hors de l’usine et traverse la zone industrielle. Deudeuche décapotable CGT en tête, d’où dépassent quelques New Fabris, le cortège avance rapidement vers la mairie. «C’est énorme, ça fait trop chaud au cœur, glisse Patrick, 54 ans, le corps courbé par trente-six ans de machine. Mais ce qui me touche le plus, c’est cette femme de chez Renault, venue toute seule ce matin de Paris en voiture. Chapeau !»

A ses côtés, Didier Labrousse, délégué CGT de TDF, dont le dernier plan social prévoit la suppression de 550 emplois, est venu parce qu’il croit «à la convergence des luttes» :«Les bagarres isolées, ça ne sert à rien. Quand on l’a vécu, on sait ce que c’est. Il y a une cohérence, une idéologie, dans la fermeture de toutes ces entreprises, à nous aussi d’être cohérents entre nous dans nos combats.»

Symbole. Même constat pour Xavier Mathieu : «Après ce qu’on a vécu à Clairoix, on a forcément envie d’être solidaires. Il paraît aussi que je suis un symbole, mais un symbole, ça n’existe que si l’on se bat pour les autres. Voilà pourquoi je suis ici.» Tous dénoncent aussi la passivité des directions des confédérations qui, hormis FO, brillent par leur absence. «Les états-majors syndicaux frayent avec le gouvernement, nous n’avons plus rien à attendre d’eux», ajoute un «Conti».

En fin d’après-midi, devant la mairie et face à la foule, Guy Eyermann, leader CGT des New Fabris, conclut la manif sur le même ton : «Les directions syndicales nationales ne se sont pas déplacées ? L’odeur des machines qui brûlent doit leur être insupportable.» Et d’ajouter : «Aujourd’hui, chacun se bat dans son coin, demain, c’est tous ensemble qu’il faut lutter, et c’est tous ensemble que nous vaincrons.» Avant d’annoncer la création, à la rentrée, d’un collectif de salariés d’entreprises en difficulté.

Le dénouement des New Fabris, lui, devrait avoir lieu ce matin, par un vote à bulletin secret. La plupart des salariés croisés dans la manif avouent qu’ils voteront «oui» à la prime. En cas de non, la destruction de l’usine reste au programme…

jeudi 30 juillet 2009

Lu...en partie sur LettreA.fr (si quelqu'un a un compte...)


Les Saint-Cricq sur la sellette
Le dossier de la Nouvelle république risque de polluer dès la rentrée les négociations entre la Filpac CGT et le SPQR . Jacques Saint-Cricq, 74 ans, président du conseil de surveillance (...) 199 mots / 4€ .










mardi 28 juillet 2009

Sur le site de Filpac CGT

jeudi 23 juillet 2009

Licenciements au groupe Nouvelle République.Rien ne presse !

Au cœur de l’été, sans la moindre négociation, sans la moindre concertation, sans même le respect d’obligations légales (comme la GPEC), la direction du groupe NR décrète unilatéralement 181 suppressions de postes (quelle précision…), l’arrêt et la mutualisation de titres, une renégociation - ou une dénonciation ? - des accords sur les salaires et le temps de travail.

Et en plus le directoire est très, très pressé, la vie de la Nouvelle République en dépendrait ! Il faudrait appliquer son plan de licenciements, le doigt sur la couture du pantalon avant fin août.

Alors pourquoi le directoire dit que tout va bien ?

Nos journaux se portent bien : comme le directoire le dit le 16 juillet, « sur le marché de la PQR, nous constatons que la NR retrouve depuis quelques mois une position dans le peloton de tête des titres de PQR… Dans le même temps, notre audience sur Internet a progressé de 40% ». On ne saurait mieux dire.

Centre France, le canal historique

Alors pourquoi cette dramatisation digne du théâtre de boulevard ? Parce qu’il manque de l’argent au groupe ? Mais enfin, Messieurs du directoire, avez-vous la mémoire courte ? Pas nous : la Société anonyme à participation ouvrière a été sommée de se dissoudre en juin pour ne pas gêner l’arrivée des capitaux du groupe Centre France. Ces capitaux ne sont pas arrivés. Pourtant Centre France, s’il n’apparaît plus, est omniprésent : n’est-ce pas ce groupe qui, après avoir eu la peau de la SAPO sans contrepartie, détermine le plan envisagé de destruction des emplois dans le groupe ?

Le projet d’arrêt de l’édition du Cher n’est prévu qu’en fonction des intérêts du titre concurrent, le Berry républicain, propriété – Ô surprise – de Centre France.

Qui dirige le groupe Nouvelle République et dans quel but ?

Le nombre de destructions de postes annoncé correspond-il à des doublons repérés par les états majors des deux groupes, Centre France et la NR ?

Il semble bien que l’opérateur cagoulé, Centre France, use du directoire du groupe NR comme outil à faire le ménage avant la fusion-absorption. Avant d’autre ménages !

Car enfin : ce plan, s’il devait être mis en place, n’annoncerait que le suivant, celui que Centre France et le groupe NR imposeraient une fois la fusion opérée.

Comment faire confiance à des gestionnaires qui empruntent à la Caisse des Dépôts à 12% ? C’est de l’usure ! Comment faire confiance à une direction qui prétend ne pas trouver d’investisseurs mais qui traite tout dans l’ombre avec la direction de Centre France ?

Défendons ensemble nos journaux

La NRCO, Centre Presse, ces deux titres ne sont en danger que par une gestion intentionnellement désastreuse pour justifier les licenciements qui, dans l’esprit patronal, doivent précéder la fusion. Nous défendons, quant à nous, nos titres. Nous avons participé et continuerons à participer au redressement des journaux, papier et Internet. Nous ne laisserons pas ces titres, nos titres, mis en danger par des opérations de concentration.

Que Centre France investisse dans le respect des journaux du groupe NR, des savoir-faire, des qualifications de tous les salariés. La modernisation du groupe NR doit être traitée non dans l’urgence mais dans un cadre négocié :
- Celui des entreprises du groupe
- Celui de la branche PQR et de la branche PQD
- Celui des pouvoirs publics (la Direction du développement des médias, service du Premier ministre)
- Celui du groupe Centre France

Nous allons solliciter tous ces échelons afin que l’esprit de négociation remplace l’esprit d’agression contre l’emploi. Nous appelons tous les salariés de la presse quotidienne à ne pas laisser ce mauvais coup se perpétrer au cœur d’un été qui se voudrait, côté patronal, meurtrier.

Pour que l’été ne soit pas meurtrier

La cause de la presse d’information ne saurait être sacrifiée au nom de licencieurs pressés de finir la fusion absorption. Des titres de presse, ça se respecte, des salariés de la presse ça se respecte.

Rien n’est joué. La direction doit être ramenée à la table de négociation et être guérie de son obsession des licenciements. Ensemble, défendons la presse quotidienne du précédent que constituerait le plan de licenciements dans le groupe Nouvelle République.

lundi 27 juillet 2009

Action du lundi 27 juillet à Châtellerault



" Lundi midi, les salariés du bureau de Châtellerault de la NR ont tenu àmarquer leur mécontentement face au plan social de la direction. Ils ont mis en place, au-dessus de l'enseigne La Nouvelle République, une banderole pour dire " Non, non, non... aux licenciements ". Quelques salariés d'entreprises touchées par des plans sociaux dans le Châtelleraudais (dont quelques-uns de New Fabris) sont venus les rejoindre pour les soutenir.
Une distribution de tracts pour les passants et les automobilistes a
marqué cette manifestation. Des autocollants pour dire " La Nouvelle
République, non aux licenciements " ont également été distribués.
Sur le trottoir " une verre de la solidarité " a été offert aux personnes venues soutenir les salariés de la NR. A cette occasion, France 3 Poitou-Charentes s'est déplacé pour tourner un reportage.
En espérant que cette action symbolique donne quelques idées (qui ne
coûtent rien en salaire) aux autres bureaux de la NR, de CP et du groupe
dans son entier. "








Appel à la manifestation du 1er septembre



CASSE SOCIALE

A LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE


Durant de nombreuses années, votre quotidien a voulu donner l’image d’une entreprise mettant en avant des valeurs sociales et humaines particulières. Aujourd’hui, les dirigeants de votre journal montrent leur vrai visage, avec l’annonce d’un plan social aux conséquences dramatiques pour les salariés du groupe et pour la pluralité de l’information :


181 SUPPRESSIONS DE POSTES

dont 125 licenciements à La Nouvelle République

et 27 à Centre-Presse Vienne

Fermeture de l’édition du Cher

Renégociation de tous les accords collectifs

Les dirigeants du groupe Nouvelle République, dont aucun ne serait touché par ce plan social, mettent uniquement en avant les difficultés de la presse et la crise mondiale, sans vouloir reconnaître les nombreuses erreurs de gestion et de stratégie qui ont prévalu ces dernières années.

Les salariés se sentent trahis

et demandent à tous les lecteurs

de La Nouvelle République

et de Centre-Presse Vienne

de les soutenir dans leur lutte

en manifestant

mardi 1er septembre à 14h30

carrefour de Verdun à Tours

http//salariesnr.blogspot.com

Lettre ouverte aux élus

Lettre-aux-elus

vendredi 24 juillet 2009

Message du directoire

Message Du Directoire

Lu dans : Les inrocks.com



La Nouvelle République : un journal en crise

La presse française est malade. Dernier symptôme de cette crise aiguë : la lente déconfiture du quotidien régional La Nouvelle République. Menacés de licenciements, les journalistes se sont mis en grève pendant deux jours, empêchant ainsi la parution du journal.
Le 24 juillet 2009 - par Raphaël Malkin

On savait la presse mal en point, voilà une affaire qui ne fait que renforcer cette idée : la direction du quotidien régional La Nouvelle République, basé à Tours, vient d’annoncer la mise en œuvre prochaine d’un plan de suppression de postes visant 181 de ses salariés. La rédaction du quotidien a réagi au quart de tour et lancé la fronde : le 21 juillet, ce sont près de 280 salariés sur les 650 que compte au total le journal qui ont voté la grève. Résultat : pas de Nouvelle République ni dans les kiosques, ni dans les boîtes aux lettres pendant deux jours. Si l’édition du 24 juillet est finalement sortie comme le souhaitaient les journalistes, à la rédaction le malaise reste profond.

Depuis plusieurs années, les ventes de La Nouvelle République n’ont cessé de baisser. Les chiffres sont à ce titre accablants : la vente au numéro du journal vient de passer sous la barre des 30 000 exemplaires et le tirage quotidien est passé de 228 000 à 208 000 exemplaires. En cinq ans, le journal aura donc perdu près de 10% de son lectorat. Des résultats qui mettent à mal le mythe du journal régional ancré dans un terroir où les lecteurs sont fidèles depuis des générations.

La Nouvelle République, sixième quotidien national, serait donc la nouvelle victime d’une crise qui ronge la presse depuis quelques années déjà. «Un petit quotidien isolé ne peut survivre financièrement à notre époque explique Patrick Eveno, spécialiste de l’économie de la presse et des médias à la Sorbonne. La Nouvelle République est justement un quotidien isolé ne bénéficiant d’aucune rentrée d’argent apportée par de nouveaux investisseurs”.

En réalité, le système régissant le fonctionnement du quotidien ne semble n’avoir jamais favorisé de tels mouvements. “Ce journal était basé jusqu’à récemment sur un système semi-coopératif où les salariés étaient les principaux actionnaires. Ce système avait été créé pour empêcher une intrusion trop importante dans le capital du journal et donc d’empêcher une éventuelle prise de contrôle étrangère indique Patrick Eveno. Or aujourd’hui, le problème, c’est que ce système ne fonctionne plus”.

A sa création, La Nouvelle République a pris le statut de société anonyme à participation ouvrière (SAPO) : en clair, tous les salariés sont actionnaires et tout actionnaire ne peut disposer de plus de 20 % des droits de vote au Conseil d’administration. De quoi refroidir d’éventuels investisseurs. Une hypothèse que réfute malgré tout Hugues Le Guellec, délégué CGT à La Nouvelle République : « Tout ceci reste à la marge. Les gens disent que nous étions sous-capitalisés en gardant le statut de SAPO mais la vraie raison du déclin du journal est à chercher ailleurs ».

Pour les journalistes, la mauvaise santé du titre s’expliquerait plutôt par « la gestion hasardeuse » du directoire. « Tout est allé de travers : les choix stratégiques de la direction ne sont pas les bons depuis plusieurs années. Rien n’a été fait pour développer le rédactionnel » explique Hugues Le Guellec. Depuis vingt ans, six plans sociaux ont émaillé la vie du journal et si l’on en croit le délégué syndical « aucun véritable investissement n’a suivi pour soutenir le travail des journalistes ».

Autre exemple de cette « gestion hasardeuse » : le lancement mal calculé de l’édition dominicale du quotidien en 2006. « Nous demandions son lancement depuis près de dix ans, comme de nombreux quotidiens régionaux raconte Hugues Le Guellec. Cette édition est arrivée trop tard, la direction a trop tergiversé, et privilégié l’aspect marketing au détriment des demandes de la rédaction. Résultat, tout est bancal et cette édition mine le travail des journalistes ».

Accusée, pointée du doigt, la direction du journal, placée sous le contrôle de la famille Saint-Cricq, héritière du fondateur Jean Meunier, est donc appelée à démissionner « immédiatement » par les syndicats. « Ce journal a été accaparé au fil des années par une famille qui en ont fait un héritage familial. En décidant de licencier une partie d’entre nous, ils fuient leur responsabilité et essayent de sauver leur tête. Pas facile, il est vrai, de lâcher une situation confortable à quinze mille euros par mois » peste Hugues Le Guellec.

Aujourd’hui, si le licenciement d’une partie du personnel n'est pas encore acté, le futur du journal prend, lui, des contours plus précis. “Désormais, dans le petit monde de la presse régionale, c’est la concentration qui prime explique Patrick Eveno, les grands groupes de presse absorbent au fur et à mesure les petits titres. Et la Nouvelle République n’échappera pas à cette tendance : elle passera très vite sous le giron du groupe La Montagne”.

A la faveur d‘une restructuration de ses différents bureaux locaux, la Nouvelle République devrait donc passer très bientôt sous le contrôle de son voisin auvergnat, un des poids lourds de la presse quotidienne régionale comme le sont également La Voix du Nord ou Ouest-France. “Malgré la crise de la presse, ces quotidiens ont les moyens d’absorber d’autres titres car ils ont su projeter leur gestion sur le long terme” ajoute Patrick Eveno.

En attendant de régler cette passation de pouvoir, la direction de La Nouvelle République devra donc gérer la grève "reconductible". Même si le journal est réapparu ce matin dans les kiosques, les délégués syndicaux ont annoncé que le mouvement de grève pourrait reprendre après le second comité d’entreprise, le 13 août prochain.

Sur TV Tours: la manif du 21 juillet.


http://www.tv-tours.fr/emissions.php?e=journal"


Puis cliquer sur "21/07/2009 - L'info du jour : Le journal de 18h45" pour voir le journal du jour.


jeudi 23 juillet 2009

Bulletin d’information du SNJ CGT.


23 JUILLET 2009


Syndicat national des journalistes CGT (La Nouvelle République)

FACE AU PLAN DE LA DIRECTION


Continuons la lutte.
Les salariés ont envoyé un signe fort à la direction en observant deux jours de grève. Le directoire est resté insensible. Retour sur la situation :


Une mobilisation réussie.
Deux cent quarante salariés, dont une écrasante majorité de grévistes et de nombreux vacanciers, réunis en assemblée générale mardi au siège de la NR ; cent soixante-dix mercredi, la réponse massive du personnel à l’appel à la grève lancé par l’intersyndicale est la plus belle démonstration de son opposition au plan de destruction des emplois annoncé par la direction. Ce mouvement s’est traduit par deux non parutions consécutives, grâce à la participation de toutes les catégories, solidaires les unes des autres dans la lutte. Toutes sont menacées par les 181 suppressions d’emplois à l’échelle du groupe.


Une médiatisation sans précédent.
Fait rare à La Nouvelle République, le personnel a porté sur la place publique au travers d’une manifestation avenue de Grammont et de distribution de tracts, toutes les conséquences dramatiques que pourrait générer la mise en œuvre de ce plan social. Les Tourangeaux se sont montrés à l’occasion particulièrement réceptifs et compréhensifs. Les médias nationaux comme régionaux ont largement relayé ce mouvement. Nul n’ignore aujourd’hui à l’extérieur la crise que traverse la NR, ni l’ampleur du plan de licenciements envisagé par la direction. Nul n’ignore que seuls les salariés paieront au prix fort les erreurs de gestion du groupe.


Une motion de défiance au directoire. Au cours de la première assemblée générale mardi, les salariés ont voté à la quasi-unanimité
une motion de défiance au directoire et ont exigé sa démission. Les salariés ne se reconnaissent plus depuis longtemps dans la gestion de l’entreprise tant sur le plan social qu’économique. Ils ont clairement manifesté à travers cette réaction déterminée le dégoût et la colère qu’ont générés le plan social et son annonce en plein cœur de l’été.


Le mutisme du directoire.
Au cours de la poursuite de la réunion extraordinaire du CE mercredi matin, les trois membres du directoire et le directeur des relations sociales ont, une nouvelle fois, manifesté leur mépris des représentants du personnel, en refusant de réagir à la motion devant cette instance. Ils se sont bornés à poursuivre l’examen du plan en ne laissant que très peu d’espoir sur la possibilité de négocier les conditions de sa mise en œuvre.


Une tentative d’infiltrer le mouvement.L’après-midi-même, des dizaines de cadres de la NR et de NRcom ont fait leur apparition en pleine assemblée générale dans le but de briser la grève en cours. Nul doute qu’ils étaient missionnés par le directoire, vraisemblablement ulcéré à la perspective d’une deuxième non-parution et de l’inscription du mouvement du personnel dans la durée. Cette intervention, outre qu’elle était scandaleuse, s’est révélée contre-productive car elle a galvanisé la colère des personnels grévistes.


Un conseil de surveillance favorable au plan du directoire.
Lors de sa réunion du lundi 20 juillet, le conseil de surveillance a adopté deux résolutions, l’une prenant acte du plan présenté par le directoire, l’autre acceptant le principe de la cessation de l’édition du Cher. Seule voix dissonante, celle de la représentante de la catégorie employés-ouvriers, fraîchement élue. Le SNJ-CGT déplore que les deux journalistes appelés à voter dans cette assemblée, l’un au titre des salariés actionnaires, l’autre au nom de la catégorie cadres et assimilés, aient soutenu sans réserve ces mesures dévastatrices.


La suite de l’action.L’intersyndicale a décidé de suspendre le mouvement de grève mercredi soir jusqu’au prochain comité d’entreprise qui aura lieu le jeudi 13 août. Il ne s’agit pas de relâcher la pression dans cet intervalle. Un blog a été ouvert pour relayer et médiatiser la lutte en cours à La Nouvelle République : http://salariesnr.blogspot.com
Des lettres seront envoyées aux élus de notre zone de diffusion pour les alerter de la situation. Elles seront à disposition de tous les salariés sur le blog pour être diffusés à tous les élus de la zone, avec qui ils sont invités à se mettre en contact. Un tract sera également mis en ligne pour être distribué lors de manifestations locales par les salariés. Outre l’action qui sera conduite le 13 août, un appel à la grève et à manifester à Tours est d’ores et déjà lancé pour le lundi 1er septembre. Des actions symboliques sont également envisagées : un sit-in avec l’ensemble des salariés, dont les postes seront supprimés, à Bourges et la mise en place d’une rédaction commune fictive mais prémonitoire dans le centre-ville de Poitiers. Enfin, des badges « Groupe La Nouvelle République, Non aux licenciements » seront proposés aux salariés (contre une participation d’un euro) afin d’afficher clairement leur adhésion aux actions menées. Toutes les propositions sont les bienvenues. Plus que jamais, restons soudés pour nous opposer massivement à ce plan destructeur qui risque de plonger 181 foyers dans des situations dramatiques.
Questions et suggestions sont les bienvenues sur notre adresse : dscgt.journalistes@nrco.fr


Une action parallèle des petits actionnaires.Lors des assemblées générales du personnel, le président de l’association des petits actionnaires de la NR, Gérard Mathieu, a présenté, de sa propre initiative, une solution alternative au plan du directoire. Elle consiste à créer un comité de négociations et invite les adhérents de l’association à céder leurs actions à un éventuel repreneur, qui pourrait être Centre-France. En contrepartie de sa prise de pouvoir, celui-ci s’engagerait à rétablir l’équilibre financier du groupe sans casse sociale. Cette action parallèle des petits actionnaires ne se substitue en rien à la lutte syndicale, menée au nom des salariés.

...Sur le site du SNJ.


Plan social dans le groupe NRCO :
situation de crise à Tours

181 postes supprimés à l’échelle du groupe, dont 125 licenciements au sein de La Nouvelle République et 27 à Centre-Presse ; la fermeture de l’édition du Cher, la mutualisation dans la Vienne de la NR et de Centre Presse...
Les premières informations divulguées sur le "plan de restructuration" préparé par le Directoire du groupe sont tombées comme une chape de plomb. Les discussions doivent débuter lundi 20 juillet, lors d’une réunion extraordinaire du CE.
Deux départements paraissent davantage concernés par ce plan. 45 postes seraient supprimés dans le Cher avec la disparition de l’édition ; 44 autres condamnés dans la Vienne suite à la mutualisation de la NR et de Centre-Presse.
Cette coupe claire viendrait soudain contredire tous les propos « rassurants » tenus ces derniers mois par le Directoire devant les différentes instances, sur l’avenir de ces deux départements.
La restructuration ne se limiterait pourtant pas à deux éditions. Tous les personnels risquent d’être touchés à travers la réorganisation annoncée des services. Ils le seront aussi par la renégociation prévue à court terme des accords collectifs d’entreprise de La Nouvelle République : RTT, salaires, prime de vacances en juin, valeur du point, parutions supplémentaires. Rien ni personne ne sera épargné.
Aucun salarié, qu’il s’agisse de ceux prochainement touchés par des licenciements, ou de ceux qui devront continuer à travailler dans des conditions insupportables, ne saurait accepter ce plan sans réagir vivement.
C’est pourquoi l’intersyndicale appelle à une mobilisation la plus large possible, mardi 21 juillet. Une assemblée générale, organisée dans le cadre d’une journée de grève, rassemblera l’ensemble des personnels du groupe, à 15h, au siège de la NR à Tours.
Le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession, suivra avec la plus grande vigilance l’évolution de la situation dans le groupe.
Il exprime sa plus vive inquiétude quant à la nette détérioration de l’information et des conditions de travail des personnels, qui ne manquera pas de survenir dans les départements concernés par ce plan de restructuration.
Surtout, le SNJ assure de son total soutien les salariés dont l’emploi se trouve aujourd’hui menacé.
Silence radio dans les colonnes du Berry Républicain
L’annonce des 181 suppressions de postes à La Nouvelle République du Centre Ouest, le 16 juillet, a été reprise le soir même par France 3 (dans son 19/20) et par l’AFP (dépêche de 20h29). Elle est maintenant connue d’une bonne partie de la population du Cher, département dans lequel le quotidien est implanté... pour quelques semaines encore.
Et pourtant, pas un mot dans le Berry républicain de vendredi. Ni dans l’édition de samedi. Cela à la suite d’une décision de la haute direction du groupe Centre France. Motif invoqué : c’est à la demande de la direction de la NRCO, qui ne souhaite pas communiquer avant le comité d’entreprise extraordinaire du lundi suivant.
En quoi cela dispense-t-il le Berry Républicain de son devoir d’informer, au risque de perdre toute crédibilité ?
Voilà qui annonce malheureusement que le jour (en principe le 1er octobre) où le Berry républicain aura le monopole de la presse quotidienne dans le Cher, où il n’aura plus l’aiguillon de la concurrence pour le rappeler à ses devoirs, le pire sera à craindre.
le 18 juillet 2009

...Les blogs aussi.


Radio Intensité

REGION - La Nouvelle République de retour dans les kiosques demain matin
La nouvelle est confirmée : la Nouvelle république sera bien de retour dans les kiosques du Loir-et-Cher demain matin, comme dans ceux de toute la région. Le préavis de grève déposé hier par les salariés n’a pas été reconduit. Pour autant, peu d’informations ont filtré de l’assemblée générale qui s’est terminée tard hier soir. On sait tout de même que les syndicats ont fait un pas vers la direction, en lui proposant de constituer ensemble un comité de négociation. Le but est de discuter avec les nouveaux partenaires financiers du journal, comme le groupe Centre-France, et pour au moins limiter l’ampleur du plan social (181 licenciements prévus). Nous avons joint l’un des délégués syndicaux SNJ-CGT, Laurent Gaudens, c’était hier soir, avant la fin de l’AG. Il nous livrait quelques pistes de réflexion pour les semaines à venir.


PourquoiPasPoitiers


Au Saint Claude, Poitiers, Mercredi 22 Juillet 2009, vers 10H50.

La PQR en grève: un vide inhabituel...
On ne trouvera jamais aux Archives Départementales les éditions du 22 Juillet 2009Obligation de "charette sociale" pour maintenir deux titres dans la Vienne?
Au Saint Claude, Poitiers, Mercredi 22 Juillet 2009, vers 10H50.
Une partie du personnel de la Nouvelle République est en grève mercredi 22 juillet, rendant impossible sa parution. La direction du quotidien du Centre-Ouest envisage un plan social prévoyant la suppression de 181 postes, en raison de problèmes financiers. 125 sont à prévoir à la seule Nouvelle République, 27 à Centre Presse (Poitiers) qui fait partie du groupe NR et les autres dans les filiales (communication, publicité, portage).Les licenciements interviendraient au plus tôt le 3 septembre et jusqu'au 31 octobre, avec des départs effectifs échelonnés jusqu'au 31 décembre.La CGT a estimé la semaine dernière qu'il n'était "pas question" pour les salariés "de payer un prix social aussi fort". Il a évoqué des "erreurs de gestion" de la direction et regretté que celle-ci "manque cruellement d'idées" pour relancer le titre.
e quotidien La Nouvelle République du Centre-Ouest (NRCO) était absent des kiosques mercredi en raison d'un mouvement de grève d'une partie du personnel après l'annonce par la direction d'un plan social prévoyant 181 licenciements pour raisons financières.
La grève "reconductible" a été votée quasiment à l'unanimité mardi lors d'une assemblée générale qui a rassemblé à Tours, au siège du journal, environ 230 salariés, sur 650 que compte le quotidien.
Lors de l'AG, les salariés ont également voté encore quasiment à l'unanimité la "démission du directoire" du sixième quotidien national (208.232 exemplaires en 2008).
"Au départ, nous voulions demander une motion de défiance mais l'AG a réclamé la démission du directoire. L'importance de la mobilisation, en période de vacances, montre l'inquiétude du personnel", a déclaré à l'AFP Hugues Le Guellec, délégué CGT du comité d'entreprise.
Interrogée mardi par l'AFP sur la situation, la direction de la NRCO n'avait pas souhaité pour l'instant s'exprimer.
"Un nouveau plan social n'est pas une solution qui va apporter quelque chose. La direction n'accepte pas la critique, n'a pas d'ambition, pas d'idées nouvelles. Ce sont les raisons pour lesquelles les salariés demandent la démission du directoire", a déclaré le délégué.
Le plan social confirmé lundi devant le CE prévoit 181 licenciements. 125 concernent la NRCO, présente dans six départements: Cher, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Deux-Sèvres, Vienne, et 47 le quotidien Centre Presse, à Poitiers, qui fait partie de la Nouvelle République.
Les licenciements interviendront au plus tôt le 3 septembre et jusqu'au 31 octobre, avec des départs effectifs échelonnés jusqu'au 31 décembre, selon les documents communiqués aux représentants du personnel.



My Little Buzz

La Nouvelle République du Centre-Ouest licencie
Par Buzzy le mardi 21 juillet 2009, 14:37 - Média - Archives

La Nouvelle république du Centre-Ouest, par la voix de son PDG, Olivier Saint-Cricq, a présenté hier, en comité d'entreprise, un projet de réorganisation du groupe de presse tourangeau qui prévoit le licenciement de 181 personnes sur 650 salariés (36 % de l'effectif) : 125 licenciements pour le seul quotidien La Nouvelle république, le reste dans ses filiales (publicité, portage…). L'édition du Cher et ses 18 salariés serait, elle, carrément fermée !!!
La NR, sixième quotidien régional français, enregistre un CA de 98 millions d'euros et une perte brute d'exploitation de 448 000 euros en 2008, c'est la troisième année déficitaire consécutive. Trois ans auparavant, en janvier 2005, Olivier Saint-Cricq est devenu président du directoire de la Nouvelle République du Centre-Ouest, à 35 ans. Ce "jeune loup" a succèdé à son père, Jacques Saint-Cricq, sans en avoir peut-être toutes les qualités... Plutôt axé sur le marketing, ce "fils de" a notamment lancé TV Tours, projet très coûteux impossible à rentabiliser.
Aujourd'hui, des discussions démarrent entre La Montagne et La Nouvelle République pour une prise de participation de Centre France-La Montagne qui pourrait aller jusqu'à 33 % du groupe La Nouvelle République. Rien n'est gagné. Les salariés annoncent une grève.
Ce fleuron de la PQR (Presse Quotidienne Régionale) couvre cinq départements (Indre, Indre-et-Loire, Vienne, Deux-Sèvres et Cher). Curieuse solution que de vouloir supprimer une rédaction - celle du Cher - située dans un département déjà bien isolé : ces gens ont-ils la moindre notion d'aménagement du territoire ? Dans ce cas, pourquoi conserver dans ce département, le service public de La Poste, s'il n'a même plus le quotidien régional à distribuer ?!... Je pousse volontairement le bouchon, mais...



Blog du PS de Châtellerault

Mercredi 22 juillet 2009
Le pluralisme en danger
Le plan social annoncé par le groupe de presse « Nouvelle République » va conduire à la suppression de 45 emplois dans la Vienne, dans les équipes de Centre Presse et de la Nouvelle République.
Les socialistes de la Vienne apportent leur soutien et leur solidarité au personnel en lutte contre ce plan social. C’est le pluralisme des médias qui est une fois de plus en question. Que reste-t-il d’indépendance, quand la plupart des grands médias sont aux mains des grands groupes financiers dirigés par les « amis » de M. Sarkozy (Bouygues, Lagardère, Dassault, etc…) et que l’audiovisuel public est directement dirigé depuis l’Elysée ?
La presse quotidienne régionale est un support important pour l’information et la facilitation de la vie de nos concitoyens. Outre son caractère ouvert et pluraliste, elle remplit une fonction d’intérêt général. La menace que fait peser le plan social sur les moyens humains et donc sur la qualité et la diversité des supports, est aussi une menace pour la démocratie.
Il est temps que l’Etat mette en place une vraie péréquation entre les grands médias qui trustent l’essentiel des budgets publicitaires et les journaux indépendants, qui n’ont plus aujourd’hui un modèle économique permettant de faire face aux besoins.
Jean-François Macaire
Premier secrétaire fédéral du PS de la Vienne
Par Parti Socialiste de Châtellerault

La presse en parle.




Le quotidien La Nouvelle République du Centre-Ouest absent des kiosques



(AFP) – Il y a 2 heures
TOURS — Le quotidien La Nouvelle République du Centre-Ouest (NRCO) était absent des kiosques jeudi pour le deuxième jour consécutif en raison de la grève d'une partie du personnel après l'annonce d'un plan social prévoyant 181 licenciements pour raisons financières.
La grève avait été votée mardi lors d'une assemblée générale à Tours, au siège du journal, et a été suspendue mercredi après-midi, lors d'une AG. Le quotidien devrait reparaître vendredi.
"La grève pourrait reprendre à l'occasion de la seconde réunion du comité d'entreprise le 13 août. En attendant, un certain nombre d'actions seront menées", a déclaré à l'AFP, Hugues Le Guellec, délégué CGT du comité d'entreprise.
Mardi, les salariés avaient également demandé par vote la "démission du directoire" du sixième quotidien national (208.232 exemplaires en 2008).
Le plan social prévoit 181 licenciements. 125 concernent la NRCO et 47 le quotidien Centre Presse, à Poitiers, qui fait partie de la Nouvelle République.
Le plan prévoit également la suppression de l'édition du Cher, déficitaire, qui emploie une cinquantaine de personnes, et la mutualisation des deux rédactions de la NRCO Vienne et de Centre Presse dans le département de la Vienne.
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.

Le président du directoire du quotidien
'La nouvelle République du centre-ouest,
Jacques (?) Saint Cricq à Tours,
le 22 novembre 2006.


mercredi 22 juillet 2009

Vidéo : manifestation à Tours du 21 juillet 2009

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APPEL A LA MOBILISATION LE 13 AOUT

Mercredi 22 juillet 2009

INTERSYNDICALE
APPEL A LA MOBILISATION
LE 13 AOUT

Ce mercredi 22 juillet, à l’issue de la réunion extraordinaire du comité d’entreprise de la NR,
une résolution, votée à l’unanimité des présents, a exprimé le soutien du CE à la motion
votée par l’assemblée générale du personnel et réaffirmé le refus du projet de plan social
présenté par le directoire.
Dans le cadre de la deuxième journée de grève consécutive, une assemblée générale s’est
réunie, pour détailler ce projet de plan de licenciements. Un débat s’est engagé, aboutissant
à la rencontre d’une commission avec le directoire, pour évoquer la possibilité de créer un
comité de négociations chargé de représenter le personnel auprès du groupe La Montagne.
La discussion avec le directoire n’a rien apporté de satisfaisant.
Dans le même temps, une manifestation avec distribution de tracts, s’est déroulée devant le
siège du journal.
En fin d’après-midi, l’intersyndicale a proposé la suspension du mouvement, tout en
appelant à une forte mobilisation et la reprise de la grève, le jeudi 13 août, jour de la tenue
de la deuxième réunion extraordinaire du comité d’entreprise. D’ici là et afin de maintenir la
pression sur la direction, diverses actions ponctuelles et spectaculaires vont être mises en
place. Vous en serez informés le plus tôt possible, afin que l’ensemble du personnel puisse
y participer massivement.
Afin de pouvoir s’informer quotidiennement sur le mouvement, un blog a été créé :
http://salariesnr.blogspot.com/

19/20 France 3 du 21/07/2009



Et celui de France 3 Centre

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